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Ecrire un poème
Pourquoi la poésie ?
La violence est terriblement présente dans le monde des jeunes.
Si l’on parle énormément des conséquences de ces violences, hélas on ne parle que très peu des causes.
Ces causes sont multiples mais déjà si l’on offrait aux jeunes les mots pour s’exprimer, certains faits ne se produiraient pas.
La puissance des mots est extraordinaire et il faut lancer les enfants à leur rencontre dès leur plus jeune âge.
La connaissance des mots permet de modeler sa pensée et de l’exprimer.
Offrir le mot à l’enfant, c’est lui permettre de manifester ses peines, ses peurs, ses désirs, ses interrogations, ses plaisirs.
Offrir les mots à l’enfant au plus tôt, c’est lui éviter les NON-DITS qui mènent parfois l’enfant à tant de violence contre lui-même ou contre les autres.
C’est lui offrir la voie du dialogue avec « l’Autre ». Sans dialogue, il n’y a pas de rencontres… sauf avec les poings, sauf avec les armes…
N’oublions jamais cette phrase de l’écrivain Marek Halter :
« Là où la parole s’arrête, la violence commence ».
José Van Dam, invité à l’occasion du 21 mars 2003, a bien compris quelles étaient nos intentions. Il a d’ailleurs signé une très belle préface dans le recueil des poèmes lauréats du concours organisé en 2002-2003 : "En ce début de XXIème siècle ou l’on parle de guerres, de procès, de crimes et autres catastrophes, il est primordial et souvent salutaire de donner la parole aux enfants et de les écouter. On découvre chez eux une sagesse innée qui s’est effacée de nos esprits adultes au fil du temps, et il faut constater que c’est souvent au travers de l’art, le dessin, la musique ou encore la littérature que les jeunes s’expriment le mieux. C’est pourquoi il est essentiel que ces matières leur soient enseignées dans nos écoles ? Il est certain que cette culture sera à la base d’un nouvel esprit plus généreux et plus ouvert qui aidera à une compréhension plus grande entre êtres humains et à mieux diriger notre planète dans le futur."
José Van Dam, mars 2000
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