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Lauréats précédents

Lauréats du concours de Poésie en communauté française de Belgique

Lauréats 2007

Premier Prix

Une école sans violence

J’ai un rêve auquel beaucoup je pense,
C’est une école sans violence.

Tous les coups de pied
Je les ai faits s’envoler.
Après, je les ai vus dans le ciel,
Ils étaient emportés par des hirondelles.

Les mots de critiques,
Pas de panique,
Dans un cactus, ils sont coincés.
Il faut les oublier, ils sont prisonniers.

Les mots vulgaires,
Pas de quoi s’en rouler par terre.
Ils ont disparu
Et ils ne reviendront plus.

Les coups de poing
J’en ai pris soin,
Je les ai soignés tous les jours
Et ils sont devenus des poignées d’amour.

Marie FORTUNATI, 11 ans
Collège Saint Stanislas – Externat Saint Joseph à Mons

Deuxième Prix

Le Magicien de la Paix

Coup de pied, je te transforme en bisou.
Bagarre, je te transforme en mot doux.
Guerre, je te métamorphose en amitié.
Dispute, je t’ensorcelle et tu deviens respect.
Coup de poing, je t’envoûte et tu deviens « je t’aime ».
Violence, je te jette un sort et tu deviens amour.

Abracadabra, Sésame, ouvre-toi.
Si on essayait, toi et moi
D’être des magiciens de la Paix.

Melek YILMAZ, 12 ans
Ecole Libre les Castors A à Liège

Troisièmes Prix ex aequo

Ça sert à quoi ?

Ça sert à quoi ?
Les coups sur moi.
Ça sert à rien !
Ça fait pas du bien.

Ça sert à quoi ?
De se moquer de moi.
Ça sert à rien !
C’est pas malin.

Ça sert à quoi ?
Cette violence en toi.
Ça sert à rien !
On est pas tes chiens.

Ça sert à quoi ?
Ecoute-moi.
Ça sert à rien !
Alors arrête demain.

Bryan PUFFET, 10 ans
Ecole communale à Tintigny

L’Ecole de l’amour

Tout le monde a de l’amour
Au fond de soi
Mais ça ne se voit pas
Car trop de gens le cachent.

Mais juste au fond des yeux,
Tu peux le voir briller
Et non loin des cœurs,
Le retrouver.

Ce serait tellement beau
Si on pouvait arriver
A trouver ce que je rêve
Sur cette feuille de papier.

Cette petite feuille,
Ne la faites pas brûler,
Ne la laissez pas s’envoler.

Joachim SENECHAL, 12 ans
Ecole Fondamentale Saint Remacle à Stavelot

Prix Jean-Louis Claeys

La guerre

Si j’étais blessée
Je serais amoureuse.
J’aurais un nez à oublier.
Une grande vie
Où j’aiderais.
Plus de sang.
Où je pleurais.
Mon cœur est mort.
Où mon cœur irait rejoindre le ciel.
Mon âme serait emportée.
Alors mon cœur [ne] serait plus là.
La paix, c’est un souvenir de mort
Où mon cœur serait emporté aux flammes de l’enfer.
Moi, je serais la nuit pour mourir.
Si papa était encore là, je ne mourrais pas.
Je pleurerais sur les flammes de l’enfer.
Les pleurs seraient brûlés par le feu.
J’oublierais mon cœur sous le feu.

Océane DORVAL, 8 ans
Ecole Notre Dame à Namur

Autres poèmes sélectionnés

Bâtis une école sans violence - Disputes et excuses

Aujourd’hui comme demain,
On ne rejette pas ses copains.
Savoir dire pardon, c’est un vrai don.
Des fois, les mots sont de vrais coups de canons.

Ne pas se questionner et y aller,
Pour en parler et s’excuser
Mais pas pour s’insulter.

Si je te vois seul sous la pluie
Alors que moi je ris avec mes amies,
Je m’arrête et je regrette,
Je m’avance et je te souris.

Tu me souris aussi.
Nous nous sourions,
Car nous nous excusons
Et nous pleurons de joie.

Si tu savais comme je t’adore, toi !!!

Lola BAUDICHAU, 11 ans
Asbl Ecole Saint-Joseph-aux-Champs à Grez-Doiceau

La douceur est telle un daim qui se promène vers le soleil
Foudroyant de mille éclats.
Puis la nuit arrive tel un serpent.
A la fin, il attaque au cœur de lune.
Le matin, on retrouve la licorne.
La vipère dans l’ombre a attaqué sa proie.
La vipère a mangé la licorne de toute sa vigueur.
La vipère, c’est la violence,
Et nous, simple licorne.

Brian BLAVIER, 9 ans et Sélâlé MURCIANO, 12 ans
E.P.E.S.C.F. à Anderlues

Les tambours,
Ce sont les Tambours de la Paix.
Observez,
Il y a trois sortes d’élèves.
Il y a ceux qui ne sont pas intéressés,
Qui préfèrent aller en récré.
Il y a ceux qui tapent bien fort
Mais sans vraiment savoir pourquoi
Et qui ont l’habitude de taper
Mais pas sur des tambours.
Et puis il y a ceux,
Malheureusement trop peu nombreux
Qui savent ce qu’ils veulent,
Ce qu’ils souhaitent,
Et eux, ils veulent vraiment la paix.
Ils ne sont pas ceux qui tapent le plus fort
Mais ceux qui tapent le plus sincèrement.

Anthony DEGRAEVE, 11 ans
EPA Enfant Jésus à Nivelles.

La violence à l’école

Pas besoin d’un couteau planté
Pour parler de violence.
Même dans les écoles, à la récré,
Partout est la violence.

Des moqueries, ça peut blesser un enfant.
Des insultes, c’est méchant.
Des disputes, ça fait mal aussi,
Sans parler du racisme trop courant aujourd’hui.

Nous, les enfants, nous ne sommes pas là
Pour vivre tous ces tracas
Ni pour nous disputer mais pour étudier
Et nous amuser dans la cour de récré.

Etre tolérants, c’est notre espoir.
Accepter les différences de chacun, c’est notre devoir.
Le respect, ça doit se trouver partout.
La paix, ça commence entre nous.

Amandine DEPASSE, 10 ans
Ecole des Bonniers à Lobbes

L’Ecole de nos rêves

Je rêve d’une école
Où il y aurait plus de respect !
C’est une idée un peu folle,
Moins de disputes, moins de méfaits.

Mon école à moi
Serait bâtie avec plus de paix.
On ne s’y moquerait plus du poids,
On ne piquerait plus les bonnets !

Ce dont je rêve :
Une récré avec moins de coups de pied.
Tout est clair dans mes rêves :
Plus d’amitié !

Ludivine GEENS, 11 ans et Lorena PALINKAS, 12 ans
Ecole Communale de Velaine-sur-Sambre à Sambreville

Un enfant dessine au tableau
Ce qu’il ne dit pas avec des mots.
Il n’a pas le sourire
Car il est enfant martyre.
Il voit la souffrance
Car il est dans la violence.
Il a dessiné au tableau
Des bombardiers, des chars d’assauts.
Avant de critiquer,
Il faut savoir parler.
Il a peur des jours noirs,
Il est dans le désespoir.
Il voit des armes partout,
Il dit qu’il est fou.
Le bonheur n’existe plus,
Il est sans doute perdu.
Il ne sait plus parler,
Il est choqué.
La cloche a sonné…
C’est sans doute la récré.

Mégane HANUISE, 12 ans
Athénée royal à Ath

Spoci

Spoci,
Pourquoi tapes-tu
Tout le monde ?

Mais pourquoi ?
Spoci, explique-moi,
Pourquoi piques-tu
Tes camarades avec
Des « piques-piques ».

Spoci,
Pourquoi insultes-tu
Les petits de gardienne ?

C’es parce que…
J’ai entendu trop de violence
Dans les journaux !

Personne ne m’aime
Parce que je suis
Différent et gros !

Martin LEEB, 11 ans
Ecole communale à Sart

J’en ai marre
Des coups de pied,
J’en ai assez
Qu’ils me fassent tomber.

J’en ai marre
Des coups de poing
Qui bien souvent
Ne servent à rien.

J’en ai assez
De ces injures
Et de cela
J’en suis sûr.

J’en ai ma claque
De me faire racketter.
J’ai pas d’argent,
Laissez tomber !

J’en ai ras-le-bol
Qu’on me bouscule
Quand c’est pour aller
Voir « Jules ».

Marre, marre, marre
De toute cette violence
Qui gâche mon enfance !

Louis MOREAU, 11 ans
Collège Saint Stanislas – Externat Saint Joseph à Mons

Les Tambours de la Paix

Pourquoi tant de violence
Dans ce monde merveilleux ?
Que faut-il faire
Pour que cela change ?
C’est un sujet
Bien chatouilleux.
Parfois,
J’en parle avec mon ange.

Si chacun regarde
L’autre en frère,
Qu’il offre spontanément
Un sourire de bonté,
Il se couchera heureux
De l’effort sincère
Qui, multiplié,
Nous apportera la paix.

Plus de violence,
Plus de guerre.
Plus de racisme,
Plus de méchanceté.
La colombe arrive
En messagère,
Tenant dans son bec
Un brin d’amour et de paix.

Alexandrine PANE, 11 ans
EPR Enfant Jésus à Nivelles

Avec les mots, bâtis une école sans violence

Je voudrais prendre mon envol,
Avec tous les enfants de l’école,
Pour effacer les pleurs, les malheurs,
Et les conduire sur la terre du bonheur.
Mais où est ce paradis ?
Personne ne me l’a dit !
Je le cherche depuis mon enfance,
Ce pays rêvé sans violence.
Et si l’on commençait dans mon école
A cesser de faire le guignol ?

Helena PIRES NOGUEIRA, 10 ans
Ecole fondamentale provinciale Victor Mirguet à Mons

Attention, la cloche a sonné.
Cela veut dire pour lui que c’est la récré.

Il n’ose pas le dire,
Il n’ose pas l’écrire.

C’est comme un oiseau qui ne sait pas voler,
Alors il n’ose pas s’aventurer.

Il est victime de violence
Mais il souffre en silence.

Un jour, il va se relever
Et il va les défier.

Si on y pose pas le regard,
C’est comme ça que commencent les bagarres.

OUI, c’est à l’école,
Qu’il faut donner la parole !!!

Clémentine VANDENBROUCKE, 12 ans
Athénée royal à Ath

Poèmes collectifs

Simon dit pardon.
Vanessa chante sa joie.
Mounira nous prend dans ses bras.
Cédric pense aux mots magiques.
Pauline est câline.
Emilie est gentille.
Laura et Leya crient : « Hourra !».
Romain aime ses copains.
Ahson veut que les rires résonnent.
Emilien souhaite le bien.
Pour tous ses amis,
Audrey demande :
« La paix, s’il vous plaît ! ».

Et vous, que voulez-vous ?

Classes de 1ère, 2ème et 3ème maternelles
Madame C. Roussiau
Ecole Communale à Lobbes

Si j’étais…

Si j’étais un tambour,
Je frapperais l’amour toujours.
Si j’étais un djembé,
Je frapperais la paix, l’amitié.
Si j’étais un piano,
Je rendrais le monde vraiment plus beau.
Si j’étais une guitare,
Je refuserais que l’on se bagarre.
Si j’étais une trompette,
Je ne resterais pas muette.
Si j’étais un violon,
Aux pleurs et aux larmes, je dirais non.
Oui mais je suis un enfant
Qui utilise son chant
Pour chasser les pleurs
Et réchauffer les cœurs
Pour obliger le monde entier
A vivre en amitié.

Classe de 1ère année
Mesdames Christelle FIHDEVOIE et Elodie DEGRAVE
Ecole Communale à Mont-Sainte-Geneviève

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