|
Lauréats précédents
Lauréats du concours de Poésie en communauté française de Belgique
Lauréats 2009

Premier Prix
L’enjeu
Je suis tellement fâché
Combien d’enfants tués !
Personne n’a arrêté la violence
On a tué l’enfance !
Je suis tellement furieux !
Combien d’enfants malheureux !
Personne ne les a écoutés
On les a abandonnés !
Je voudrais pleurer
Car j’en ai assez
Que partout sur cette terre
Les enfants meurent dans les guerres !
Je voudrais crier
Qu’il ne faut pas oublier
Que partout sur cette terre
Les enfants sont des lumières !
Même si rien ne brille
Je sais que dans cette vie
Nous sommes les sourires
Qui donnons au monde du plaisir.
Même s’il fait très noir
Je garde toujours l’espoir
Que vraiment plus jamais
Ne se taisent les tambours pour la Paix.

Deuxième Prix
Trop ou pas assez
Trop de malheur et pas assez de bonheur,
Trop de coups et pas assez de bisous,
Trop de fusils et pas assez d’amis,
Trop d’orphelins et pas assez de câlins.
Trop ou pas assez,
Je ne sais pas quoi penser
De cette pauvreté qui déchire l’humanité.
Trop ou pas assez
Seule la solidarité
Sauvera les enfants du monde entier.
Troisième Prix
Où est la Paix
La paix s’est retirée
Qui la ramènera ?
La paix est démontée
Qui la remontera ?
La paix est emportée
Qui la rapportera ?
La paix est déchaînée
Qui la rattachera ?
La paix se manifestera
Sans racisme et sans blessures
Sans irrespect et sans peine
Sans pollution et sans accusation
Sans menaces et sans injustice.
L’avez-vous trouvée ?

Prix Jean-Louis Clayes
Cette nuit
Cette nuit j’ai construit une cabane.
C’était chouette parce qu’il y avait une banane.
Cette nuit j’ai construit une éolienne.
C’était à Marche-en-Famenne.
Cette nuit je devrais arrêter de m’énerver.
Sinon maman va se fâcher.
Cette nuit j’ai eu faim et je crois que c’est la fin.

Autres poèmes sélectionnés
Avoir des droits
Avoir le droit de vivre
Mais aussi le droit de lire.
Avoir la chance d’être aimé
Mais aussi être protégé.
Le droit à la famille,
Ça c’est la belle vie.
Le droit au respect,
Pour avoir de la Paix.
Le droit d’être amoureux,
Pour être heureux.
Le droit d’être un enfant,
C’est pouvoir être marrant !
Ce que je voudrais vous dire
Ce que je voudrais vous dire,
Ce n’est pas pour rire.
Avec vos voitures,
Vous pourrissez la nature.
Quand vous voyez les ours blancs,
Vous dites que c’est charmant.
Mais avec le temps,
Vous les réduirez à néant !
Ce que je voudrais vous dire
Ne vous fera pas sourire.
Malgré nos différences
Pourquoi tant de maltraitance ?
Malades ou en bonne santé,
Nous devons nous accepter.
Ce que je n’accepte pas
Ce sont les corridas
Et les chiens et les chats
Qu’on abandonne là.
J’espère que mon poème
Ne vous laissera pas indemnes
Et que de le lire
Vous fera réfléchir.
Des dizaines, des centaines, des milliers …
Des dizaines d’âmes en peine
Qui cherchent à manger dans la rue
Et qui semblent perdues.
Des centaines de jeunes dans la haine
Qui essaient d’échapper au combat
Ou sont forcés de porter un fusil au bras.
Des milliers d’enfants sans foyer
Qui espèrent trouver une maison
Mais dorment toujours sous les ponts.
Trois amis réunis
Qui se demandent alors pourquoi
On leur dit que les enfants ont des droits.
NB : Poème rédigé lors de la visite de Mme BaCHa, lauréate 2008 du Prix du Maître international

Toi là-bas
Ah ! Que je suis bien ici
Moi je ris et je m’instruis
Alors que toi et ton fusil
On vous anéantit
Tu es seul et sans ami.
Toi, là-bas
Tu as la foi
Un jour, on sera là pour toi
Oui, ça arrivera.
J’ai le droit
D’être protégé même si je suis éloigné,
De vivre dans la joie
Ma famille près de moi.
Je rêve d’un monde contrasté,
Avec des fleurs et de l’amitié,
Un univers à reconstruire,
Plein de vie et de sourires.
Je rêve de fantaisie,
De bonheurs et d’envies,
La vie serait un puzzle,
Et personne ne resterait seul.
Amour, humour,
Seraient des mots de tous les jours,
Chacun recevrait des bouquets de mots doux,
Et on les changerait,
Contre des gros bisous !!!
C’est bien la vie
Quand il n’y a pas la guerre
Je suis heureuse, je ris
Je saute en l’air !
Il faut arrêter de se battre
Il faut la paix ici…
Quand les tambours chantent
C’est la paix qui danse.

Une vraie vie
J’ai le droit de m’appeler,
Wendy, Pauline ou Danaée,
J’ai le droit d’être née,
En Belgique, en Italie ou en Crimée.
J’ai le droit de vivre avec ma famille,
Même si j’habite en France, à Lisbonne ou en Slovénie,
Je peux vivre dans une maison,
Même si le monde fait que NON.
J’ai le droit de ne pas travailler,
De pouvoir bouger,
En toute liberté,
Alors, je souhaite la Paix dans le monde.
Chaque enfant est unique
Moi je pense,
Que l’enfance,
Doit oublier les différences,
Et éviter la maltraitance.
Je suis sûre qu’à l’école,
On apprend et on bricole,
Mais c’est très important aussi
De se faire tout plein d’amis !
Nous avons droit aux loisirs,
Ça exprime tout notre plaisir,
Chaque enfant est doué,
Pour quelque chose qu’il ose aimer.
Sur la terre,
Chaque enfant est unique.
Qu’il vienne du Caire,
Qu’il soit asiatique.
Avec un esprit positif
Et de la bonne volonté,
Les enfants attentifs
Peuvent tout réaliser.
Il est encore temps
De nous unir, même différents
Car toutes les lumières,
Peuvent dépasser les frontières.
Des tambours pour la paix
Et si chaque enfant sur la Terre pouvait
Rire, manger à sa faim, exprimer ce qu’il pense, suivre des études,
Grandir comme nous avons la chance de le faire,
Quel beau monde ça ferait !
Et si chaque adulte sur la Terre
Pouvait écouter chacun des enfants
Qu’il croiserait, s’il pouvait aider
Chaque être humain qui aurait besoin d’un coup de main,
Quel beau monde ça ferait !
Et si chacun de nous pouvait construire
La paix autour de lui en allant de plus en plus loin,
S’il pouvait convaincre les adultes
Qu’il est possible de vivre ensemble sans se quereller,
Quel beau monde ça ferait !
Et pour y parvenir, en ce 21 mars,
Je voudrais, avec ceux que je connais,
Et ceux que je ne connais pas encore,
Faire un maximum de bruit pour que la paix
Règne ici et ailleurs.
Je me lève
Je vois des étrangers qui fuient leur pays,
J’entends la mort de nombreux enfants,
Je sens l’odeur des fumées,
Je touche la terre polluée,
Je goûte une nourriture aseptisée.
Et la nuit, je rêve que
Je vois le sourire des enfants,
J’entends les tambours de la paix,
Je sens l’effort de l’être humain,
Je goûte au bonheur du monde entier.
Pourquoi vivre sans amis, faisons-nous tous confiance,
Et rêvons que nous pouvons sauver le monde.
Mon rêve serait que mon jour devienne nuit
Et ma nuit réalité.
Nous voulons un monde de paix,
Nous ne pouvons pas rester sans rien faire,
Levons-nous et agissons.
Toi là-bas
Tu as très froid
Je ne le supporte pas
Tu ne dois pas vivre ça
Ta famille est avec toi
Pour surmonter cela
Et toi aussi
Qui es tout petit
Tu es mal nourri
Ta famille est partie
Et tu as droit aussi
D’être protégé et nourri.
Et toi par terre
Tu reviens de la guerre
Et maintenant tu ères
A la recherche d’une mère
Et d’un père sur la terre.
Et toi petite fille
Sur toi on entend du bruit
Tu erres dans la nuit
A la recherche d’un abri
Tu rêves d’un lit
Et de parents gentils.
Pensées bizarres
Quand je pense au bonheur
Je sens le rire
Détruit par le tir d’un fusil.
Quand je pense aux jeux
Je vois des militaires gâteux
Qui houspillent des enfants malheureux.
Quand je pense à un toit,
Je pleure les canons des bazookas
Qui ravagent la bande de Gaza.
Le bonheur c’est comme ça,
Ça vient, ça part, ça s’en va
Pas facile d’être heureux ici
Alors que là-bas …
Ma planète à moi
Ma planète à moi, j’aimerais qu’elle soit belle,
Et même si elle ne l’était pas,
J’aimerais qu’il y ait au moins des gens heureux autour de moi !
Sur ma planète à moi,
J’aimerais qu’il y ait la paix,
Pas la guerre,
Et si elle n’était pas là,
Le soleil serait là et nous réchaufferait !
Sur ma planète à moi,
J’aimerais que les rêves les plus fous se réalisent,
Et s’ils ne se réalisaient pas,
L’amitié au moins serait là !
Sur ma planète à moi,
J’aimerais que tous les droits soient respectés,
Car ils ne le sont pas !
Ma planète à moi,
Je voudrais qu’elle change !
La paix de l’arbre
Le monde est comme un arbre fatigué
D’avoir traversé toutes ces années
Il nous a partagé ses 1000 fruits
Le jour comme la nuit
Du bonheur pour le cœur
Ses idées et ses couleurs.
Quand vient la guerre
C’est une autre affaire
Les volets fermés
La tête baissée
Tout le monde ressent la peur
L’horreur, le malheur.
Pendant ce temps
Certains sont contents
Ils font la fête matin et soir
Telle une vraie foire
Que de rires
Que de sourires.
Je rêve d’une terre sans guerre
Sans militaires
Des rêves réalisés
Un monde enchanté
Et des enfants qui à cette heure
Ont des parents pleins de bonheur.
L’adoption
L’adoption, à présent
Qu’est-ce que ça change ?
J’ai beaucoup de chance
D’avoir des parents.
Pourquoi elle m’a laissée ?
Pourquoi elle m’a abandonnée ?
J’aimerais la revoir
Pour lui dire tous mes espoirs.
Mais aujourd’hui j’ai grandi
Et je me dis que ce n’est pas fini.
Mais aujourd’hui j’ai une famille
Qui est unie pour la vie.
Le réveillon de la paix
Maintenant que l’hirondelle a fait son nid
Que l’avion s’envole
Que le soleil se couche
Et que le ciel est vide
Tout est calme
Le silence règne
La paix se réveille
Le ciel s’éclaire
Voilà le bonheur !
Ne refuse jamais
Ne refuse jamais
De donner ta main
A ceux que tu croises sur ton chemin
Ne refuse jamais
Le parfum que tend vers toi
Une fleur de ton jardin
La paix vient de loin,
De par-delà des mers et des montagnes
Donne-lui ta main en passant,
Donne-lui tes yeux en riant,
Donne-lui ta bouche en écoutant
Et puis va-t’en en paix
Et vous vous perdez l’un l’autre
Mais il y a quelque chose qui reste
Un moment humain qui demeure dans la paix !
J’aimerais
J’aimerais …
Voir tout le monde heureux.
J’aimerais …
Voir tous mes amis joyeux.
J’aimerais …
Que la terre soit en paix.
J’aimerais …
Que les ennemis soient réconciliés.
J’aimerais …
Que l’air et l’eau soient purs.
J’aimerais …
Que tous les chemins soient sûrs.
J’aimerais …
Donner beaucoup de moi-même.
En attendant, je n’ai qu’un petit poème.
J’en ai marre
J’en ai marre des enfants soldats
A qui on met un fusil dans les bras.
J’en ai marre des enfants exploités
Qui n’ont rien à dire, rien à exprimer.
J’en ai marre des enfants rejetés
Qui n’ont personne pour les aider.
J’en ai marre des enfants non instruits
Qui ne réussissent pas toujours dans la vie.
J’en ai marre des enfants handicapés
Que l’on méprise sans arrêter.
J’en ai marre des enfants qui ont faim
Et qui ont peur du lendemain.
En clair j’en ai marre
Mais il ne faut pas perdre espoir
Car si chacun y met du sien
On pourra changer leur destin.

Poèmes Collectifs
La fleur de bonheur
Offre une fleur de bonheur …
Pour arrêter tous ces malheurs.
Donne la liberté
Aux enfants du monde entier.
Offre une fleur de bonheur.
Parce qu’il existe des gens sans cœur
Qui ne les laissent pas s’exprimer,
Qui refusent de les aimer.
Offre une fleur de bonheur.
Car tous les enfants d’ici et de là-bas
Ne méritent ni la maltraitance,
Ni la négligence, ni le manque de repas.
Offre une fleur de bonheur.
Pour arrêter tous ces malheurs
Offre un bouquet de liberté
Aux enfants du monde entier.
Les droits du poème
Le poème est abîmé
Quand l’enfant doit travailler
Le poème est cassé
Quand l’enfant est affamé.
Le poème est pourri
Quand l’enfant est sans abri.
Le poème est déchiré
Quand l’enfant est abandonné.
Le poème rigole
Quand l’enfant va à l’école.
Le poème est multi vitaminé
Quand l’enfant se sent en sécurité.
Le poème est coloré
Quand l’enfant peut jouer
Le poème est réparé
Quand l’enfant peut s’exprimer.
Et si on y croit
Le poème retrouvera sa voix.
Et tous les enfants crieront leurs droits.
Je donnerai
Pour les dauphins que j’aime La gomme à effacer … Les requins, les filets de pêcheurs, la pollution,
Pour les chevaux que j’aime La gomme à effacer Les bruits, les clôtures, la maltraitance, l’abattoir,
Pour Papa que j’aime La gomme à effacer Le divorce, les disputes, les gros mots,
Pour ma sœur que j’aime La gomme à effacer Le racket, les devoirs, les cris, les pleurs
Pour toi que j’aime La gomme à t’effacer Les insultes, les lunettes, la peur, la blessure, le mensonge, les ennuis, les punitions, les coups.
Si j’étais un A
J’apprendrais à lever mon doigt.
Si j’étais un M
J’essayerais d’être moi-même.
Si j’étais un O
Je ne ferais plus le sot.
Si j’étais un U
Je ne traînerais plus dans les rues.
Si j’étais un R
Je remercierais père et mère
De m’avoir pour toujours Appris ce qu’était l’AMOUR.
|